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Armelle, le sourire solaire du petit écran.

  • 27/05/07
  • Serge Vanhaelewyn
La charmante journaliste, Armelle, se livre sans tabou, dans une interview vérité. Son enfance, son adolescence, sa vie d'adulte, Armelle nous parle vrai. Une exclusivité réservée aux lecteurs de Psy.be

L'année 2007 marque le vrai retour d'Armelle Gysen en télévision.
La RTBF lui confie « Quelque chose en nous de… » et « Bonnie & Clyde » sur la Une. Entre télé et boutique (Armelle G et ses collections de vêtements, dans le quartier très typique de la Chaussée de Wavre à Ixelles), elle assume ses choix de vie. Gros plan et zoom arrière sur ce petit modèle femme dont les sourires sont tellement reconnaissables.

Tout a commencé il y a 35 ans, le 29 janvier 1972. Armelle avez-vous eu une enfance douce, chouchoutée ?
Enfant gâtée, certainement pas. Nous sommes deux filles à la maison. Il y a seize mois d'écart entre nous. Je suis la deuxième. Ma mère voulait un garçon et donc je n'ai pas été accueillie de façon admirable. Dès ma naissance et jusqu'à l'âge de trois ans, j'ai été élevée dans une maison de Bruxelles, dans une cuisine-cave aménagée en appartement. Ma mère m'a laissé entre les mains d'une nounou noire américaine qui venait des îles, de Trinidad. Une jeune fille qui m'aimait beaucoup, qui s'est beaucoup occupée de moi. Mes parents logeaient deux étages au-dessus, avec ma sœur. J'étais donc un peu écartée de cette famille. Ma mère m'a avoué avoir été séduite par moi à l'âge de trois ans à la suite d'un voyage en train. Je faisais rire tout le compartiment. Elle a subitement aimé cet enfant solaire, comme elle disait. Raison pour laquelle je me suis considérée intérieurement comme une enfant facile, qui réclamait l'amour de sa maman tout en étant la plus souriante possible.

Vous avez souffert de cette « absence » de trois ans ?
Cet épisode fait partie de mon ancrage dans la vie. J'en ai souffert pendant mon adolescence et cela continue à me hanter. Il y a encore cette blessure sur laquelle je fais le point depuis des années. Mais elle ne s'arrête pas à ces trois années-là. C'est tout un comportement qui s'est développé en moi. Je ne me suis pas sentie le droit d'être une enfant qui exprimait ses mécontentements, par exemple. Il a donc fallu par la suite que je me batte pour devenir totalement ce que je suis aujourd'hui.

Il y a des reproches vis-à-vis de votre mère ?
Bien sûr et heureusement ! Je ne pense pas avoir reçu l'équilibre épanouissant que l'on peut ressentir toute petite. C'est un reproche permanent avec lequel je ne suis pas complètement sereine.
J'ai l'impression aussi qu'il y a trente ans, on était moins loin dans la compréhension des enfants, dans les lourdeurs psychologiques à affronter. Chez moi, elles se sont bien enchaînées. Je fais partie des gens qui ont eu leur lot. On n'est pas tous égaux par rapport à l'amour que l'on reçoit. Je pense avoir reçu de l'amour mais parfois maladroitement donné. Cela peut faire des dégâts irréversibles.

Patrick Bruel dit dans une de ses chansons : « la vie tourne comme un remue-manège… Et sous tes rêves, il y a parfois des pièges » La vôtre vous a fait chavirer, rêver, aller jusqu'au bout de vos envies, comme pour oublier son faux départ ?
Il y a un peu de cela. Ma vie s'orientait vers le ballet, la danse classique.
Pendant des années, ce ne fut que ma voie, ma seule aspiration. Puis, à vingt ans lorsque je suis rentrée de St Petersbourg où j'avais dansé pendant trois ans dans une compagnie de ballet, je me suis rendue compte que je n'étais qu'une bonne petite danseuse. Que j'avais la technique, mais pas le talent et toutes les qualités artistiques pour faire une carrière de soliste. Or, je n'envisageais la danse que pour obtenir et concrétiser quelque chose de grand. J'arrêtais de rêver. Ma vie était ailleurs. J'ai donc fait le choix difficile de m'inscrire à l'université en journalisme. Et bien sûr aujourd'hui, je ne regrette rien.

Armelle parle, se dévoile en toute franchise. Je remarque son joli sourire lorsque je lui demande de nous parler de ses émotions.
Tout et n'importe quoi peut m'émouvoir ! Dès qu'on est dans la vérité, pas dans le mensonge ou l'apparence, je peux être émue par un paysage, une parole, un geste. Je me considère du côté des grandes sensibles.
En revanche, mon premier déchirement est très tardif. C'était à cause d'un garçon vers dix-sept ans, ce fut mon premier chagrin d'amour. Avant cela, je n'ai pas de souvenirs de tristesse de petite fille, sans doute parce que mon chemin se devait d'être solaire ! Plus tard, il y a eu cet enfant que j'attendais en moi et qui n'est jamais venu.

Dès que l'on reparle de cette Armelle, petite fille, vous avez envie, semble-t-il de tourner la page rapidement ?
Je peux en parler des heures et avec beaucoup de lucidité mais c'est une interview et je ne voudrais pas abuser.

C'est justement tout l'intérêt de ce site www.psy.be : écouter pour mieux comprendre et saisir votre parcours de vie.
L'adolescence a failli mal tourner. C'est la prise de conscience de qui on est, c'est là que l'on doit se construire en s'émancipant avec toute notre complexité. Quand on n'est que solaire et soudée à quelqu'un et, qu'en remontant le temps, on sait que cet amour a été donné sous conditionnel, la mise au point est très compliquée. J'étais très en crise par rapport à ma famille, très en décrochage scolaire également. Un cycle secondaire houleux et difficile où j'ai doublé deux fois (ma troisième et ma quatrième). Par contre, un cursus universitaire sans encombre parce que, tout doucement, je prenais mon autonomie. J'avais dansé, j'avais été jusqu'au bout de mes rêves en dansant en Russie.

Je vous pose quelques petites questions. Vous me répondez du tac au tac. Votre dernier fou rire, c'était quand et à quel propos ?
C'était il y a deux jours mais je n'ai pas envie de répondre à votre question. (Rires…)

La dernière fois que vous avez pleuré ?
Hier, mais je ne vous dirais pas pourquoi !

Votre premier geste le matin ?
Mmh, la main sur le Gsm… pour l'éteindre parce que je le fais sonner !

Vous êtes plutôt thé ou café ?
Ni l'un ni l'autre ! De l'eau et un grand verre de lait frais.

De quoi êtes-vous la plus fière ?
Du chemin que je fais pour me rapprocher de ce que je suis. Je ne pense pas que l'on est vraiment quelqu'un à travers son métier. Il peut être un épanouissement mais la vraie vérité d'un individu ne s'y trouve pas. Dans son métier plus qu'ailleurs, il faut être vigilant à cette réflexion. Selon moi, elle se trouve dans notre équilibre, dans la recherche de la sérénité que l'on peut trouver en soi. Le chemin d'une vie, c'est se rapprocher du bonheur à travers les épreuves, les joies, les souffrances, les échecs. En un mot trouver le bon équilibre.

Comment décririez-vous votre caractère ?
Je peux paraître complexe et pourtant je me sens d'une simplicité évidente quand on a compris qui je suis. Je pense être souriante et gaie. J'ai des moments où j'exprime mes chagrins et mes blessures. Je suis une amoureuse de la vie, jouissive. Je suis passionnée, assez entière.

En un mot ou deux, le bonheur selon vous, c'est quoi ?
L'accomplissement de soi dans la sérénité.

Vous ne pourriez pas vivre sans… ?
Amour !

Vous l'avez rencontré ?
(Rires…) Mais il se rencontre périodiquement, non ? Plus sérieusement oui et heureusement à 35 ans ! L'important est de pouvoir le voir. Mais je ne suis pas encore certaine de « l'amour toujours » !

Selon vous, la pire des trahisons ?
Quand je donne mon amitié ou mon amour et que la personne en face ne le comprend pas. Mais le temps arrange tout. Avec les années, on sait que cela peut arriver, que cela fait partie du parcours et on le vit moins douloureusement que lors des premiers déchirements. On se remet de tout !

Votre odeur préférée ?
Mon dernier parfum : Viktor and Rolf. J'adore aussi l'odeur du jasmin. Elle me transporte complètement.

Vous pensez mériter ce qui vous arrive ?
Quelque part, oui. C'est le résultat du travail, de la persévérance et d'une construction personnelle. Je n'ai pas volé ce qui m'arrive. Et Dieu sait si j'en ai pris dans la figure.

Votre carrière en télévision est faite de RTBF, de TF1, d'un long break et enfin d'un retour. Avec le recul, quelle est votre analyse ?
A la télévision, tout le monde assiste à nos hauts et à nos bas. Nous sommes très exposés. Après TF1, il y a eu de la part de la RTBF une mise à l'écart volontaire. Face à cela, on est peu de chose, un pion sur l'échiquier. On est obligé de courber le dos et attendre que ça passe. C'est ce que j'ai fait. Une carrière se nourrit d'expériences, une vie d'aventures. Il faut prendre les chemins qui s'offrent à nous avec passion et modestie sans être dupe du jeu dans lequel on joue.

Votre remède anti-coup de blues ?
(Rires…) Un bon shopping ou une bonne soirée entre copines. Plus sérieusement, retourner voir l'école de danse qui m'a formée. Je me mets dans un petit coin et je regarde les jeunes travailler. C'est un peu mon monde à moi.

Le sujet qui fâche ?
Je suis assez jalouse… Si un homme me parle de sa vie précédente ou des femmes qui l'entourent, cela peut me rendre un peu fâchée.
Mais, s'il me dit que je suis craquante, alors vive la vie !

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