La régression
- 15/03/11

Les sentiments liés à cette époque sont à traiter avec infiniment de subtilité.
Leur intégration est soutenue par un holding (un soutien) qui protège, établit une relation, élabore un sentiment de sécurité.
A cet égard, le toucher est le sens le plus archaïque et le moins investi.
Les qualités du thérapeute sont de placer une main sous la souffrance, puis de laisser trouver où est la souffrance.
Cela requiert une empathie.
Une empathie encore différente de celle, verbale, qu'on retrouve, par exemple, dans les jeux de rôle : une empathie corporelle.
Qu'est-ce que c'est ? C’est justement sentir avec mon propre corps de thérapeute, comme outil de résonance, ce qui se passe dans le corps de l'autre à ce moment là.
Ce corps où l'âme est à fleur de peau.
Parfois c'est à travers un seul regard que ce moment d'intuition va se manifester.
Moment où les épousailles du corps et du mot vont se relier, en un croisement qui est celui du cœur. C'est là cette place juste, d’ où découle cette juste présence et ce mot que je peux vivre auprès de l'autre en lien avec son vécu, en lien peut-être également avec son sacré, à ce moment là.
Jean-Luc Deconinck
Psychothérapeute intégratif
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