PsychoMoi & les autres 

Démêler ses noeuds relationnels

  • 01/02/12
Vouloir changer l’autre c’est vouloir prendre du pouvoir sur lui Avant de dire que l’autre ne peut pas changer, observons notre propre difficulté à nous changer nous-même.

Face à un nœud, un de nos premiers réflexes est d’en incomber toute la responsabilité à l’autre et de nous poser en « victime ». Victime ? Vous trouvez ce mot trop fort ? À partir du moment où l’on donne le pouvoir à l’autre, il n’est pas trop fort. L’autre devient celui qui dicte, impose, décide. Nous devenons soumis à ce qu’il dicte, impose, décide.

La recherche du coupable  fait osciller du «c’est la faute de l’autre» au «je suis entièrement responsable» et, donc, du «non, je ne le rappelle pas» au «je dois me faire pardonner ou m’excuser».

Accepter d’entrer dans une dynamique de culpabilisation, c’est non seulement vivre sa vie par rétroviseur interposé, où le passé prend toute la place, mais c’est aussi se bloquer dans le présent, à cause d’un évènement passé. Et ce blocage va de la légère insatisfaction à la dépression. La culpabilité vous met la pression !

Vivre sa vie par rétroviseur interposé, c’est regarder en arrière avec une certaine forme de «complaisance» sur le passé.

Gérard est entré dans les pièges de la culpabilisation tissés par son amie. À plusieurs reprises, il a essayé de changer pour que son amie change aussi. Il n’a pas changé parce qu’il en ressentait le besoin, mais pour se «conformer». Se conformer, c’est perdre la communication avec soi-même pour obtenir quelque chose de l’autre. Cela s’appelle tout simplement de la «prise de pouvoir». Eh oui !

Gérard a passé sous silence ce qu’il pensait vraiment pour éviter une rupture. Il a fait un régime pour ne pas faire honte à sa femme. Il a renoncé à sa partie de cartes entre amis pour montrer sa disponibilité. Il n’a pas respecté ses besoins de solitude pour qu’elle ne se sente pas abandonnée. Et tout cela était bien vain.

Elle le culpabilisait pour qu’il change. Il changeait sans être convaincu par le changement. Finalement ses changements le mettaient dans la frustration et dans le secret espoir qu’elle change aussi.

Gérard adoptait une attitude de changement «toute chose restant égale». Une énergie dépensée à faire semblant de changer, parce que la culpabilité le tenaillait.

 

Distinguer ce que l’autre est et la manière dont il se comporte

En définitive, ni l’un ni l’autre ne changeait, attendant de l’autre qu’il change. Mais où est l’amour dans tout cela ?

L’amour commence par l’amour de soi. Il commence par le fait de s’aimer tel que l’on est. Si ce n’est pas le cas, il s’agit de changer pour soi-même d’abord. Cela permet d’aimer l’autre pour ce qu’il est.

Il y a une énorme différence entre ce que l’autre est et la manière dont il se comporte vis-à-vis de vous. Vous ne changerez pas l’autre.

Nous pouvons - tout au plus - lui demander d’ajuster son comportement pour que la relation soit plus fluide.

Si une personne nous a séduit pour sa personnalité pourquoi lui demander de la changer. Si elle est ordonnée, par exemple. Cela fait partie d’elle. Si vous l’aimez c’est avec ce trait de caractère. Par contre, cela peut avoir une répercussion sur vous. Elle vous suit à la trace et range dans des endroits imprévisibles tous les objets que vous laissez n’importe où. Alors là, soit, ce trait de comportement a une incidence directe et vous cause un inconfort. C’est un sujet qui devra être traité.

Sans remettre la personne en cause, il est important aborder le sujet en précisant qu’il s’agit uniquement des incidences du comportement sur vous.

 

Étape 2 du nœud de capucin :

Reprochez à l’autre d’être ce qu’il est !

Vous vous surprendrez à déraper dans des comportements incontrôlés.

 

 

 

 

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