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Conseils de psy

Décrochage scolaire…

/ Par Catherine Devreux / Enfants

Décrochage scolaire…

« Dans le bulletin, ce sont toujours les mêmes remarques : « Tu es capable mais tu ne travailles pas assez. »

« Il a l’air tellement mal dans sa peau ».

« Il passe tout son temps devant son ordi ».

Votre ado pourrait être un ado à haut potentiel. Il serait intéressant de creuser. En effet, beaucoup de jeunes en échec scolaire se sont repris en main quand ils ont reçu le diagnostic de haut potentiel et surtout quand ils ont compris pourquoi ils rataient.

Des capacités mais en échec ?

Les enseignants ont devant eux des jeunes blasés, qui  n’ont plus le courage de travailler.

En primaire, presque tous les enfants ont dû passer du temps pour apprendre leurs leçons, pour comprendre certains exercices. Le petit HP, en général, dort sur son bureau en écoutant d’une oreille distraite. Il comprend vite… et s’ennuie. Certains réussissent très bien, d’autres sont moyens, mais cela passe, d’autres encore sont déjà en échec scolaire. La plupart n’ont pas vraiment appris à travailler.

Ils se retrouvent en secondaire, et là, pour certains, catastrophe, leur bonne étoile est tombée : les échecs se succèdent. Alors ils s’y mettent… quelques semaines…  mais malgré ça, il n’y arrive pas. Le jeune entre dans la spirale de l’échec scolaire :

Je travaille, Je rate, je suis donc nul, je ne travaille plus, cela ne sert quand même à rien, je rate,…

Alors on commence à changer d’option : « les maths, c’est pas mon truc », « les langues cela va », puis  « les langues ne vont plus non plus ».  Mais le problème n’est pas là.

Des études ont démontré que les jeunes avaient  80% de chance de réussir quand ils se croyaient capables de réussir.

Autre difficulté du jeune à haut potentiel : il remet tout en question et a horreur de mémoriser.

Ces exemples ont été rapportés par des jeunes HP venus en consultation, c’est du vécu.

« Vous vous rendez compte, le prof de géo demande qu’on étudie toutes les capitales de tous les pays du monde, m’enfin il est « con », il suffit de cliquer sur mon ordi pour les trouver. Je ne vais quand même pas perdre mon temps à ça ! »

« Le prof de sciences a vraiment un problème. Il n’arrête pas de parler de la politique au niveau de l’écologie. Mais je ne suis pas d’accord avec lui. Je ne vais quand même pas écrire ses idées sur ma feuille. En plus il roule dans une 4X4 hyper polluante. »

A l’université, un étudiant en master ratant son année pour quelques dixièmes de points. Il a plusieurs 10/20, sa moyenne est de 11,7/20. Il faut 12 de moyenne. Tous les cours en dessous de 12 doivent être refaits. On discute et il m’explique pourquoi il n’a eu qu’un 9 en pédagogie : le prof a fait tout son cours sur un décret récent. « C’est complètement dingue ce décret. On devait disserter dessus, j’ai disserté avec MES arguments, je ne suis pas d’accord avec les siens. »

Là, on touche un problème assez sérieux qu’il faut urgemment travailler : la motivation. Il faut travailler avec le jeune le but de l’école.

Recevoir le diagnostic de haut potentiel est d’abord une clé pour comprendre les souffrances de ces jeunes. Il ouvre ensuite une porte en donnant les outils nécessaire pour redémarrer. N’hésitez pas à vous renseigner !

Par Catherine Devreux

Portrait de catherine.devreux@gmail.com

Catherine Devreux

26a rue du Drabe - 1440 Braine-le-château
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