Conseils de psy

L’utilisation de la pornographie : avantages et désavantages sur la sexualité des adultes et des adolescents

/ Par Iv Psalti / Sexualité

L’utilisation de la pornographie : avantages et désavantages sur la sexualité des adultes et des adolescents

L’activité sexuelle humaine est discrète, secrète, isolée dans le sanctuaire du privé, à l’abri des regards. Ce qui se montre et se donne à voir sur les affiches, dans les spectacles érotiques, les images pornographiques, et que l’on pourrait penser être une sexualité explicite, n’est que le spectacle du sexuel et n’a de sens que pour un spectateur voyeur (1).

Quand on parle de la pornographie, nous les sexologues, ne rejetons pas le bébé avec l’eau du bain, par le fait que souvent nous sommes amenés à utiliser en sexothérapie les images à caractère pornographiques, mais surtout érotiques, dans le but d’enrichir la vie fantasmatique de nos patients.

Différences entre ce qui est « pornographique » et « érotique »
Pornographique : (du grec pornê, prostituée) représentation (écrits, spectacles, images, photos, films…) de sujets obscènes, destinés à être communiqués ou vendus au public. En général, pas de récit, répétition de gros plans d’organes sexuels où les corps fragmentés deviennent objet, déconnectés de tout échange véritable.

Le code fondamental du film pornographique est de montrer, une succession de scènes de pénétrations et au final, la masturbation masculine avec un point d’orgue l’éjaculation externe, bien visible, sur le visage ou les seins de la femme… preuve de la véracité de la jouissance de l’homme qui annonce la fin de la séquence. Par ailleurs, souvent pas de jouissance féminine, si ce n’est par les gémissements exagérés de l’actrice ou par ses clins d’œil envoyés en direction de la caméra ! Il s’agit donc, d’une sexualité désincarnée, mécanique où la femme met ses orifices au service de l’acteur choisi en fonction de son membre surdimensionné.

Érotique : (du grec erôticos, de l’amour, dérivé de érôs, amour, désir) se différencie d’un film pornographique par son esthétisme et l’importance accordée aux relations interpersonnelles. Nous sommes alors dans une histoire qui cadre le sexuel dans le sensuel, en gardant toujours une suggestion de qualité.

Sociologie de la pornographie
La pornographie transforme la femme, mais aussi l’homme, en objet sexuel. L’étalon qu’on voit dans un film pornographique est aussi rare que la femme hypersexuée avide de sexe qu’on essaie de montrer.

Est-ce que ce genre d’images conduit au viol, comme souvent évoqué par des féministes sexophobes (2) ? Ces dernières ont présenté la pornographie comme un genre misogyne, incitant à la violence contre les femmes. Toute scène de pénétration féminine (l’essentiel de la production) est assimilée à un viol filmé : en 1993, l’influente juriste américaine Catherine McKinnon dénonce la pornographie comme un crime, et lui attribue la responsabilité des viols en série commis durant la guerre de Yougoslavie ! Pourtant, la plupart des films X d’aujourd’hui évitent la mise en scène de viol, et ne comportent en général pas d’acte de violence ou de combat comparable à celles du cinéma d’action ou même du western classique (3).

Je pense que la pornographie fonctionne comme une soupape de sûreté dans la société, elle apporte un défoulement au consommateur et contribue plutôt à diminuer indirectement le nombre de viols.

En fait, la pornographie s’intéresse non pas à l’acte sexuel mais aux fantasmes comme le fétichisme, la partouze géante, la lutte de femmes dénudées, les rapports interraciaux (souvent homme noir avec femme blanche), femmes déguisées en policières ou en soubrettes, avec toutes sortes de jeux de domination-soumission.

Les supports pornographiques utilisés par les hommes et les femmes
Lors d’une séance de masturbation, pour s’exciter suffisamment, les gens entrent soit dans un fantasme soit ils utilisent un support à caractère érotico-pornographique. Hommes et femmes ont des préférences souvent différentes, les premiers ayant plutôt un faible pour les images et les secondes, pour les écrits.

Les textes et les dessins érotiques ont existé de tout temps. La naissance des images érotiques est contemporaine (seconde moitié du 19ème siècle) des débuts de la photographie et les films (vers 1900) des débuts du cinéma. La rhétorique pornographique s’est très vite mise en place : pas de sexualité relationnelle mais un sexe professionnel, films tournés aux premiers temps du cinéma dans des maisons closes avec, comme actrices, des prostituées. Comme les gens n’avaient pas la possibilité de voir des films chez eux, en privé ils ont plutôt utilisés des photos, des bandes dessinées, des magazines de charme, représentant des femmes nues ou en pleine action. Plus tard, avec l’avènement de la vidéo, le film porno est entré dans les chaumières. On pouvait louer une cassette VHS et plus tard un DVD au vidéoclub du coin qui avait parfois une petite salle, réservée aux adultes, séparée par un rideau. La clientèle était surtout masculine. A l’heure actuelle, on ne paie plus pour voir du porno : sur le net il y en a pour tous les goûts, pour tous les fantasmes, même les plus extrêmes.

Dans les années 1970 se vendait aussi un support auditif, des cassettes audio où on entendait une histoire racontée par une voix off, entrecoupée par des gémissements des acteurs et actrices. La gente féminine était plus friande de ce genre de support, comme de la littérature érotique.

Chez l’homme, plus voyeur, c’est souvent le contraire. Le visuel marche mieux pour l’excitation sexuelle, d’où le succès des sites pornos.

Les femmes et la pornographie
La pornographie classique s’adresse surtout aux hommes, à la gloire du phallus. On montre leurs puissances sexuelles et la réalisation de leurs fantasmes, et l’objet de leur fantasme : la femme avide de sexe !

Les femmes se sentent exclues de ces fantasmes où la tendresse, l’affectif sont complètement absents et le désir féminin est escamoté. Pourtant, il y a une place pour la pornographie féminine qui met l’accent sur la relation, les regards complices, les suggestions, les baisers, les préliminaires et surtout sans des performances sexuelles ni de gros plan gynécologique. Film où la femme n’est pas soumise ni forcée. Si elle se soumet, c’est par choix ludique, c’est pour prendre l’homme pour un objet, un objet sexuel, pour satisfaire son propre plaisir. Bref, une femme intelligente, maitresse d’elle-même et de sa sexualité. En d’autres termes, les femmes veulent voir une femme sexophile et compétente sexuelle (4) !

Beaucoup de films amateurs, qu’on retrouve dans les sites pornos, répondent à cette demande. L’industrie pornographique devrait s’en inspirer. De plus, les hommes sexophiles adorent aussi ce genre de film avec la visualisation d’un « vrai » orgasme féminin.

À l’heure actuelle, beaucoup de femmes jeunes et certaines moins jeunes, avec la facilité, l’anonymat et la gratuité qu’offrent les sites pornos, visionnent aussi des films pornographiques lors de leurs séances solitaires.

Que dire à la jeune femme qui a mis la main sur l’historique des sites pornos visionnés par son homme ? Elle est choquée, elle prend cela pour un adultère, une trahison et surtout, à la vue du contenu des images, la pauvre se dit : « Mon homme s’excite avec ça ? Il veut me faire la même chose ? Au secours ! je suis avec un pervers… »

Voici la réponse qu’on lui donne en consultation de sexologie et en thérapie de couple : « Madame, d’abord vous n’aviez pas à espionner les sites visités par votre compagnon. Dans la vie de couple, chacun a droit à un jardin secret. Puis, il ne s’agit pas d’un adultère. L’homme cherche un fantasme excitant pour soutenir une masturbation, acte tout à fait normal… surtout chez les gens qui ont une bonne santé sexuelle. Malheureusement, vous êtes tombée sur des images très crades. Ce n’est pas qu’il veuille vous faire la même chose. Peut-être l’idée de mettre en pratique ce genre de sexualité ne l’a-t-il jamais effleuré. Pourquoi regarde-t-il ? Parce que, en général, les hommes sont très curieux de la chose… curiosité que vous, peut-être n’avez pas. Pervers ? On est pervers avec des actes et non avec des fantasmes. Fantasme n’est pas réalité ».

Le consommateur de telles images n’est en aucun cas un obsédé sexuel. Il peut s’agir aussi bien d’un sujet en manque de relations sexuelles que d’un homme comblé. Le plus souvent, c’est en solitaire que les hommes ont recours aux images pour se stimuler visuellement lors de la masturbation.

La pornographie, pour le plaisir à deux
Les hommes visionnent parfois des films érotiques avec leur compagne pour pimenter le rapport sexuel ou pour trouver une alternative à leur manque de désir sexuel. Certains ne se privent pas de filmer leurs propres ébats.

Cependant, certaines femmes sont incapables de regarder en images une paire de seins ou un baiser à l’écran : on ne peut pas leur demander de visionner ces films. Aux autres, on peut leur proposer d’organiser avec leur homme une séance à deux. Dans le cas où la femme n’a pas l’habitude de voir de tels films, je demande à l’homme de lui laisser faire le choix, sinon certaines scènes peuvent la choquer et refroidir ses ardeurs… ce qui n’est pas le but recherché.

La femme qui visionne ce genre de film doit avoir une bonne image corporelle, sinon elle risque de se comparer aux actrices et aggraver ses complexes.

Le « bon » film érotico-pornographique
Encore aujourd’hui, du fait d’une relative ignorance, bon nombre d’hommes et de femmes peuvent passer à côté d’un divertissement et enrichissement de leur vie sexuelle. En fait, ils s’imaginent que la façon dont ils font l’amour est forcément celle de tout le monde. En ce domaine, le manque de savoir et d’imagination est courant. D’où l’intérêt de films de sexologie éducatifs.

Tant qu’ils décrivent ou montrent des actes érotiques « normaux », pratiqués par des adultes « normaux » et consentants, ces films ont aussi une valeur didactique et thérapeutique, proposant des modèles de comportement. Quant aux gens timides, la pornographie leur permet de se désinhiber, en montrant des gestes et postures qu’ils s’interdisent pour de considérations morales (5).

Un des bienfaits mineurs de la pornographie est de mieux se connaitre sur le plan sexuel et de prendre conscience des intérêts du compagnon. Si l’un s’excite sur ce qui répugne à l’autre et que cela persiste, on n’est peut-être pas fait pour s’entendre.

Les avantages de la pornographie
S’il s’agit de « bons » films éducatifs, tout garçon et fille pourraient les voir déjà vers 13 ou 14 ans, soit avec des images de masturbation (malheureusement dans les cours d’éducation sexuelle on ne parle pas de plaisir solitaire, pourtant c’est souvent leur seule sexualité) soit montrant un couple faisant vraiment l’amour, d’une façon amoureuse. Ainsi, une jeune fille peut voir ce qu’est un vrai orgasme. En effet, celles qui n’en ont jamais connu, ont souvent bien du mal à l’imaginer.

Certains psychologues ont défendu l’idée que l'image imposée, omniprésente de la pornographie, allait appauvrir l'imaginaire du consommateur. Dans ma pratique quotidienne, je constate, au contraire, pour la majorité des hommes et des femmes, que ces images enrichissent leur vie sexuelle, leur donnent certaines idées sur les positions, les fantaisies, etc. L’éducation sexuelle dure toute une vie !

Les films pornos instaurent une ambiance particulière propice aux jeux érotiques prolongés. Certaines femmes attribuent à ces images un effet libérateur de point de vue des inhibitions sexuelles, et leur accordent un rôle positif dans leur vie sentimentale. Si la pornographie est si souvent rejetée par les femmes, ce n’est pas, à leur avis, à cause d’un dégoût sincère, mais des interdits qui pèsent sur le genre (6).

Les effets pervers de la pornographie
Dans certains films, les images montrent des femmes nues, offertes, idéalisées, assoiffées de sexe, nymphomanes, soumises, acceptant sans rechigner toutes les fantaisies du partenaire.

L’homme sexuellement immature prend ces images pour de la réalité et croit que toutes les femmes sont dotées des mêmes pulsions et fantasmes. Alors, il ne comprend pas pourquoi la femme qui partage sa vie n’est pas comme celle des films.

En consultation, nous voyons souvent des femmes se plaindre de leur compagnon, inspiré par ces films, qui révise son Kâma-Sûtra en assénant des coups de boutoirs, popularisés par les acteurs du porno. De plus, il fait l’impasse sur les préludes amoureux et croit que sa femme ne va être comblée que dans la brutalité.

Que dire à l’adolescent ?
Les gardiens de bonnes mœurs (pour des raisons moralistes et religieuses) sont toujours là pour protéger la jeunesse de la vue du sexe (et non de films violents). Ils insistent pour dire que la pornographie est dangereuse pour la jeunesse et constitue une atteinte à la dignité de la femme.

Malgré les filtres anti-porno que les parents essaient d’installer, beaucoup d’enfants de 9-10 ans ont déjà vu ces films sur internet. La coercition n’a aucun effet. La seule voie possible pour cette découverte difficile des images du sexe est de les accompagner de la parole. Il serait ainsi utile d’expliquer les deux dimensions de l’érotisme et de la pornographie à l’école, d’en faire comprendre la différence, entre sexualité-objet et sexualité-relationnelle. Une pédagogie de l’implicite s’impose contre la tentation de l’explicite (7).

Il faut leur donner des messages pratiques et non moralisateurs, donc, une vraie éducation sexuelle :

Dire qu’il ne s’agit pas de l’amour entre deux personnes ;

Insister sur le partage des sentiments amoureux, le respect et que la copine va probablement mal réagir et refuser de pratiquer ce genre d’actes…

Leur répéter que les films pornographiques ne sont pas des documentaires sur l’éducation sexuelle. Ici, on ne montre pas la sexualité relationnelle. Il s’agit d’un divertissement qui a pour fonction de nourrir le fantasme du spectateur « adulte ». C’est tout !

Mais les parents et/ou les éducateurs doivent ensuite vérifier que le jeune ne sera pas troublé par cette mésaventure. Il faut lui montrer qu’on reste ouvert au dialogue et revenir sur certaines choses qui l’ont dérangé.

Les enfants ont besoin d’être protégés et nous avons la responsabilité de les éduquer. Mais attention, la finalité principale de l’éducation sexuelle est de leur apprendre à prendre plaisir de leur corps, bref, faire de nos enfants de futurs sexophiles… pour qu’ils aiment le sexe. Il faut donner un sens à l’épanouissement sexuel. Il en va du devenir de nos enfants. La bonne éducation sexuelle commence tôt, mais ici, ce n’est pas notre propos.

Addiction à la pornographie
Cette addiction frappe surtout les hommes. En fait, en consultation sexologique nous devons faire la distinction entre l’addict à la pornographie et l’addict à la masturbation ? Chez le premier qui peut regarder des heures un film porno sans se masturber, nous devons lui expliquer les problèmes qui pourraient survenir plus tard (voir ci-dessous). Chez le second, le rôle du sexologue est de déterminer les raisons qui poussent l’homme à préférer se masturber au lieu d’avoir des rapports sexuels avec sa compagne, surtout si cette pratique devient une habitude.

Quand peut-on dire qu’une personne est addict au porno ? Une étude sérieuse propose le chiffre de 11 heures par semaine consacrées à visionner de la pornographie sur internet comme alarmant (8). Les problèmes rencontrés chez ces personnes (après plusieurs années de visionnage) sont en général un émoussement du désir sexuel et à la longue, des dysfonctions érectiles (9).

Prenons l’exemple où un homme passe à chaque séance de porno, 2 heures devant son ordinateur. La 1ère phase est le « voyeurisme », qui est longue et mettons qu’elle dure 1h45, puis, il décide, en 2ème phase (phase courte), de se « masturber ». Toutefois, la majorité des hommes, dans la 1ère phase longue, n’ont pas d’érection. Son cerveau prend l'habitude de s'exciter sur des images hyper-érotiques et se conditionne à des stimuli masturbatoires très ritualisés, sans réponse sexuelle (pas d’érection).  Les effets euphorisants de l'accomplissement du comportement sexuel adéquat s'estompent avec le temps. Il tente alors de vivre des émotions plus fortes pour compenser la perte d'excitation. Donc, il ira vers des images de plus en plus hard et très crade pour pouvoir s’exciter. Et à force de faire l’amour à des images, la femme qui l’a dans son lit ne l’excitera plus. A la longue, il perdra son désir sexuel aussi bien pour ses séances masturbatoires que pour sa partenaire. Et il tuera in fine sa vie fantasmatique (10).

S’ils vivent seuls, les femmes réelles font peur à ces addicts. Le porno fait l’impasse de la séduction. Rencontrer une femme, la séduire, la convaincre à entamer une relation intime, lui procurer d'agréables préliminaires, enfiler un préservatif, conserver son érection assez longtemps et ne pas éjaculer trop vite sont de vrais défis. Ces épreuves apparaissent souvent insurmontables pour de nombreux patients (11).

Conclusion
Plusieurs sexologues l’ont déjà bien démontré, la pornographie n’est pas réservée aux frustrés et aux pervers sexuels : dans la majorité des cas, il s’agit d’un homme (le plus souvent) ou d’une femme « normale » en manque de fantaisies sexuelles ou cherchant une alternative à l’affaiblissement de leur désir sexuel. Ils se servent de ces images dans leur excitation lors de la masturbation ou en consommation conjugale, souvent comme starter.

Pour les patient(e)s en manque de fantasmes, en sexothérapie nous leur demandons d’utiliser un support érotico-pornographique, dans lequel ils sont à l’aise, pour enrichir leur vie fantasmatique… gage d’une bonne santé sexuelle.
 

Bibliographie
Chaumeron J, Sexologies, 2004, no. 48

Psalti I, Migraine ou gros câlin ? Editions Anne Carrière, Paris, 2007 et au Livre de Poche, Paris, 2008

Williams L & Journet N.  Sciences Humaines, août 2005, p. 44

Pour la compétence sexuelle voir : www.sexualitepositive.com

Zwang G, Cahiers Sexol Clin, no. 149, p.9

Journet N, Sciences Humaines, août 2005, p. 50

Brenot Ph, Sexologies, 2005, no. 51

Edwards et al., Cybersex unplugged. Finding sexual health in an electronic world. Living a life, 2011

Psalti I, La fonction érectile, Editions Jouvence, 2015

Devigne V & Jacques JP, Sexualité assistée par ordinateur, Travail de fin d’étude du Certificat Universitaire de sexologie clinique, ULB, 2012

Brighelli JP, La société pornographique, François Bourin éd, 2012

 

*Iv Psalti
Docteur en Sciences Biomédicales, Sexologue Clinicien
Auteur, conférencier, chroniqueur (télé, radio) et formateur en sexologie www.sexualitepositive.com 
Il est le créateur de la Thérapie Sexuelle Positive (TSP). Il enseigne la TSP dans le cadre de la FPSP (Formation en Psycho–Sexologie Positive) à Bruxelles, Lausanne, Lyon, Montréal et Paris www.fpsp.eu
Il est aussi enseignant à l’ULB (Université Libre de Bruxelles) pour le « Certificat Universitaire en Sexologie Clinique ».

Portrait de ivpsalti@hotmail.com

Iv Psalti

Avenue Paul Hymans 127-1 - 1200 Woluwé-Saint-Lambert
Articles publiés : 4