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Conseils de psy

De la privation à la compulsion

/ Par Sally Das / Etre soi

De la privation à la compulsion

Quand on prive un individu d'une chose, il en a toujours envie et l'équilibre entre la privation et la compulsion n'est pas simple.

Durant cette période de confinement, nous avons été privés de tout: vie sociale, vie familiale, vie amoureuse pour certains, activités, contacts sociaux, voyages, restaurants et j'en passe. 

Maintenant que nous y avons "droit", plusieurs comportements peuvent apparaître:

1. "Je n'ai manqué de rien et je vais continuer sur cette lancée, sans privation, sans manque et rien ne changera dans ma vie".

2. "Certaines choses m'ont manqué mais j'ai peur de recommencer certaines activités, j'ai changé mes habitudes, je vois les choses autrement, je ne reviendrai pas en arrière".

3. "Beaucoup de choses voir toutes les choses m'ont manqué et je vais profiter à fond de tout cela! Un maximum de contacts, un maximum de sorties, un maximum de voyages, un maximum de restos, bref, un maximum de tout ce qui est possible actuellement".

Cette situation est similaire à certains régimes restrictifs: quand on vous dit que vous ne pouvez plus manger votre gâteau au chocolat préféré, lorsque vous pourrez le faire à nouveau, allez-vous manger une part ou profiter de ce qui vous a manqué et en manger beaucoup plus? 

Il est clair que les extrêmes ne sont jamais bons mais que nous ne sommes pas faits de métal. Nous, êtres humains complexes ne pouvons pas toujours trouver un équilibre de vie et nos habitudes passent régulièrement du "tout" au "rien". Ne culpabilisez surtout pas, cela est normal! 

Après, il peut être intéressant, tout comme l'exemple du gâteau au chocolat de ne pas tomber dans l'excès afin de ne pas être "écoeuré" par ce trop de tout et de retomber dans l'extrême du "Je ne profite plus de rien". 

Essayez de réfléchir à vos habitudes actuelles en pensant à ce qui est bon pour vous sans tomber dans un extrême qui ne serait pas dû à une envie mais plutôt à une compulsion d'actions par excès de privation, par peur d'en être reprivé ou tout simplement parce que doser les choses est devenu compliqué. 

Posez-vous donc la question suivante: "Est-ce que je réalise cela parce que j'en ai envie ou pour une autre raison?"

 

Sally Das -  Psychologue, Psychologue clinicien(ne), Psychologue de 1ère ligne (INAMI), Psychothérapeute, Formateur/trice

Sally Das

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