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Conseils de psy

Séance d'EFT supervisée  sur le couple - trouble de l'attachement

/ Par iepra Institut Européen de formations Professionnelles en Relation d'Aide / Problèmes de couple

Séance d'EFT supervisée sur le couple - trouble de l'attachement

Démo supervisée : EFT ciblage et tapping - Thème PTSD et Culpabilité liés à des troubles de l’attachement 

(Yves Superviseur (Y); Carla patient aidé (C) / Aurélie thérapeute aidant (A)):

Les démonstrations supervisées offrent une grande opportunité dans le processus d’apprentissage de l’outil. Celui de le pratiquer avec un aidé et d’être supervisé en live par un formateur expérimenté.

Le but premier de ces supervisions n’est donc pas l’aide au client mais bien d’être un moment didactique privilégié afin de mieux former et d’améliorer la pratique avancée de l’aidant. Le superviseur peut, lors de celles-ci, signaler en direct les autres pistes à éventuellement explorer ou bien corriger ou complémenter voire nuancer certaines formulations afin de les rendre plus efficaces. Les participants en retirent toujours une meilleure perception des points qu’ils peuvent améliorer ou de leurs points forts.

 

Contexte général du patient :

La patiente vient consulter car elle est à bout. Elle a un enfant qui, dès la naissance, a du subir plusieurs opérations lourdes et traumatisantes tant pour l’enfant que pour les parents.

Actuellement, elle doit gérer à la fois sa vie de jeune mère (1er enfant) et les débuts de sa carrière professionnelle. L’enfant n’est pas toujours facile car il  a développé une phobie des hôpitaux et des symptômes de stress post traumatiques. Dès qu’il perçoit l’atmosphère hospitalière, il commence à hurler ou dès qu’il est éloigné de sa mère il est difficile et hurle également. Il avait du être opéré juste après la naissance et a passé plusieurs semaines (pour ne pas dire mois) hospitalisé. Il a subi trois opérations lourdes en moins de six mois.

La cliente (jeune mère) vient d’une famille dont la maman était, elle-même, très maternante. Cependant les parents avaient également des périodes d’absence régulières et travaillaient aussi beaucoup.

La jeune mère « Carla » est donc fortement stressée et a peur d’être une mauvaise mère. Elle ne prend que peu de repos, porte tout sur elle, doit être parfaite, ne se pardonne aucune faiblesse et a du mal à déléguer même si elle s’en défie.

Dans sa famille d’origine, elle avait plusieurs frères et sœurs et a du s’en occuper ou faire sa place pour être reconnue.

 

Session de supervision guidée :

Rappel :

Yves : Avant le début des tapping, il vaut mieux dire au patient que si quelque chose vient pendant le tapping,  il peut évidemment le dire afin qu’il puisse se sentir totalement libre de rajouter lui-même des choses qui viendrait à apparaître ou dire si ce que je dis n’est pas ok pour lui. J’interviendrai éventuellement pour proposer d’autres pistes ou prendre le relais

Tout ce ciblage va être fait pendant que la cliente stimule le bord des doigts et le point karaté :

C : Le vendredi, je commençais déjà avant à avoir des signes que c’était trop pour moi de tout porter ;  j’ai un peu pété les plombs ; cela m’a surprise ; cela ne me ressemble pas ;

A : Que s’est-il passé ? 

Ma journée avait été mouvementée, le soir, Thomas était difficile, j’avais faim, il était fatigué, ça n’allait pas, je n’y arrivais pas, j’étais à bout

Je l’ai dit à Stéphane, qui avait bu un drink avec ses collègues, j’ai du mal à faire des demandes claires. Je voulais qu’il l’apaise et lui il préfère le laisser pleurer. J’ai dis : je vais le faire moi-même ; j’avais Thomas dans les bras et j’ai hurlé ! Thomas a hurlé aussi, j’ai fait pire que bien

Cela me touche beaucoup car cela ne m’est jamais arrivé avant

(Carla  pleure)

 Y : je te suggère de tapoter directement le point K

A : Quelle est l’émotion la plus présente? De la tristesse ? Du découragement ?

C : je suis à bout, j’ai peur : comment je vais gérer si cela se reproduit, est ce que je serai capable de porter ?                     

    Commentaire : Nous aurions pu creuser afin de préciser la cible et remonter vers une racine plus ancienne (technique du floatback) : Pourquoi doit-elle porter tout  toute seule ? Quelle est la croyance ou cognition négative cachée derrière cela?

A : L’image la plus forte, c’est cela… je suppose ? Y a-t-il un titre ?

                                  Commentaire : Aurélie a supposé et Carla a acquiescé, ok. En général, je préfère demander clairement ce qui est le moment le plus difficile et ce que voit le patient exactement. En cas de recherche des cognitions précises je propose souvent une palette de cognitions (idem pour les émotions) et demande ce qui résonne le plus. Cela vous permettra de bien vérifier que le floatback (retour en arrière dans la mémoire qui a pour but de retrouver un événement déclencheur à l’origine des problèmes actuels, et dans le cas d’un traumatisme simple de le traiter en premier) corresponde bien à la même cognition et ne soit pas un événement du passé qui ne corresponde pas exactement au déclencheur du présent, aux événements du présent qui activent le client.

C : C’en est trop

Y : Cherche d’autres émotions et à chaque fois mesure le sud afin de relever laquelle des émotions semble la plus présente et de pouvoir affiner les cognitions négatives qui pourraient y être associées…

A : Quand tu te vois avec Thomas dans les bras, en train de hurler, ressens-tu de la culpabilité ?

                                 Commentaire : Selon notre bon sens, on peut proposer les émotions logiques mais il vaut mieux en proposer une palette afin de ne pas être directif ni suggestif et de bien repérer ce qui résonne le plus émotionnellement et physiquement.

C : Oui à 9 parce que ça été pire que bien et je me sens responsable

A : Y a-t-il des sensations ? Des émotions ?

C : Oui, c’est dans mon thorax et mon ventre

Y : Dans le cas présent, il n’est nul besoin ici de demander les sensations car on voit bien qu’elle est connectée mais il est par contre important de chercher toutes les émotions : colère contre toi, contre Stéphane ? Impuissance ? Culpabilité ? Honte ? Et cherchez-en la plus forte puis demandez où elles se situent dans le corps

D’un autre côté, les sensations elles-mêmes peuvent aussi nous indiquer des émotions particulières ! Donc dans l’absolu, vérifiez toujours émotions sensations cognitions  sur base du moment le plus difficile ou de l’image la pire et, de cela, prenez le SUD (Subjective Unit of Distress)

C : La colère contre Stéphane, oui, parce que je n’ai pas pu compter sur lui et contre moi de ne pas avoir plus clairement demandé, exprimé mes besoins !

A : Contre Stéphane, quel est le SUD ?

C : Fort contre lui, parce qu’on en a parlé le soir et il ne comprenait pas, 9

Y : Pensez à bien préciser que 10 c’est insupportable et 0 ok

A : Et pour la culpabilité ?

C : 9, je ne suis pas capable d’exprimer correctement les choses

A : Et la colère contre toi ?

C : oui à 9

A : Y a-t-il une autre émotion ? De la honte ?

C : Non, cela peut arriver mais j’ai peur que ça se reproduise, de ne plus être capable d’endurer, de gérer et peur que j’aggrave la situation  pour Thomas, la peur de moi-même

A : à combien ?

C : et sur le moment même, j’ai eu peur aussi parce que je ne me suis pas du tout reconnue

A : à combien es-tu ici et maintenant ?

C : tout est fort, 9 aussi

Y :Tu pourrais aussi lui dire : Et cette peur de toi-même tu l’as déjà vécue à d’autres moments dans ta vie ? Et la colère ? Ces questions vont permettre de rechercher des racines plus anciennes ; Vérifie aussi la peur de perdre le contrôle ?

C : Peur de moi-même : non ; peur de perdre le contrôle, c’est ma personnalité, je veux toujours tout gérer toute seule

A : Et la colère par rapport à Stéphane ?

Y : Pas par rapport à Stéphane, il faut  élargir la recherche  à d’autres moments de sa vie, le but est juste de trouver pourquoi elle est là. Cela peut être une autre racine telle que «  je n’ai pas été reconnue », …

C : Le manque de soutien dans cette situation, ça me rappelle plein de choses, par rapport à Thomas, j’ai beaucoup géré toute seule à l’hôpital ; Peut-être qu’il y a des choses accumulées, que je ne me suis pas sentie assez soutenue, reconnue. Pour moi, ce serait une forme de soutien qu’il reconnaisse tout ce que je fais et oui peut être il doit y avoir de la colère par rapport à lui parce que je en me sens pas reconnue. Et une injustice : la mère, c’est la mère et donc avec un petit… mais c’est pas juste, on est deux parents, c’est pas parce que je suis la mère que je dois tout porter

A : y a de l’injustice…

C : oui c’est un peu fort mais cela me met parfois en colère, impression d’être un peu seule par moment, de devoir tout porter par rapport à Thomas

A : Y avait-il des colères avant dans ta vie ?

Y : Observe-là, observe le non verbal tu verras qu’elle est de plus en plus calme, donc cela révèle qu’elle est de moins en moins connectée, il faut donc la faire repenser à la situation de base et repérer quelle émotion va venir en premier ?

C : c’est un ras le bol et de la colère

Y : Et la plus forte ? Elle est par rapport à toi ou Stéphane ?

A : Plus Stéphane… une part de moi accepte que je peux être à bout

Y : tu peux démarrer, et relier les différentes émotions, utilise les mots qu’elle a utilisés

A : colère à combien vis-à-vis d’Stéphane ?

C : 8

A : Commence à faire la phrase de set up, de démarrage : Même si j’ai cette colère, c’en est trop…

Y : Il te faut préciser que c’est vis-à-vis de Stéphane car il faut être spécifique !

Suivent alors deux rondes de tapping avec les mots de rappel :

A : colère vis-à-vis de Stéphane, il a été boire un verre alors que j’avais besoin de lui

C : Je ne peux pas m’empêcher de le défendre, il avait préparé le souper

A : la colère, il ne comprend pas quand j’ai besoin de lui, s’en est trop

Fin de ronde

A : si tu reprends la situation de départ, à combien ta colère vis-à-vis d’Stéphane ?

C : Cela a baissé mais je la sens encore dans mon ventre à 6

Y : avant de demander le sud, toujours demander ce qui est venu pendant la ronde, pour l’intégrer par la suite : des images, émotions, sensations, personnes, des situations ?

       Fais attention à reprendre les mêmes propos ; Utilise idéalement les mots propres du patient : « J’étais ok qu’il aille boire un verre » plutôt qu’elle était ok qu’il aille boire un verre…  Parle bien en « je ».

C : j’ai toujours tendance à le défendre, dur pour moi de légitimer ma colère contre lui, ce n’est pas ok de lui faire porter le chapeau alors que j’ai ma responsabilité aussi      Commentaire = c’est une Inversion Psychologique (une croyance bloquante) spécifique à cette situaton plus que probablement

A : Y a-t-il une émotion ?

C : colère contre moi, je m’en veux de ne pas exprimer mieux ce dont j’ai besoin

A : à combien la colère contre toi ?

C : 9 contre moi, dans le thorax

Y : C’est la colère qui est montée mais avant, il y a une Inversion Psychologique -> point sensible : Même si une part de moi se dit que je n’ai pas le droit d’être en colère contre lui…

     Utilise ses propres mots, sinon elle pourrait se braquer ou moins résonner pendant qu’on tapote 

     Associe à la fois dans le tapping la colère contre elle-même et celle contre Stéphane

     Fais bien attention de demander ce qui est venu pendant le tapping 

     Et pense à reprendre un aspect important du début : C’est Thomas -> il est également à mettre dans le tapping ; il y a ici trois aspects, 3 racines principales : colère contre Stéphane, colère contre moi et pauvre Thomas 

Reste sur la racine principale = colère vis-à-vis de Stéphane, dire le plus souvent cet aspect pendant le tapping et de temps en temps, on introduit les deux autres aspects. Ne pas oublier à la fin de tout vérifier.

Faire ainsi sera plus rapide que de faire un aspect à la fois

Commentaires
Marc : elle ne fait pas répéter à Carla à voix haute ?

Y : C’est toujours mieux, si la situation s’y prête, de faire répéter à voix haute. Si la personne n’en est pas capable, lui dire et demander : Si  c’est difficile… Je vais le dire pour toi, et quand tu te sens prête, tu répèteras à ton tour. Idem si la personne ne sait pas tapoter, demandez-lui l’autorisation de tapoter sur elle

Marie : et la position jambes croisées ?

Y : Cela pas d’importance en EFT

Sabrina : elles n’ont pas toutes les deux le même rythme de tapotement, le thérapeute devrait s’adapter ?

Y : De prime abord, cela n’a aucune importance mais il m’arrive de demander au patient de tapoter en même temps que moi si je désire, par exemple, accélérer le rythme de tapping pour submerger d’information un client qui serait trop dans le contrôle. C’est un excellent moyen pour noyer le cerveau pensant d’info qu’il ne peut traiter alors que l’inconscient le fait, lui, sans problème !

C : Il y a aussi la colère contre Thomas ; je ne peux pas lui en vouloir alors je la rejette sur Stéphane

Commentaire : 4 aspects : colère vis-à-vis de Stéphane, elle-même, peur pour Thomas et colère vis-à-vis de Thomas

A : La colère vis-à-vis de Thomas est à combien ?

Y : Non, pas ici… Evite de lui poser trop de questions mentales car elle risque de zapper et de repartir dans son mental et le contrôle qui lui est afférent. Tu risques de devoir à nouveau passer du temps à la reconnecter à la situation (émotions et sensations). Elle s’est déjà dissociée une fois. Il vaut mieux l’intégrer directement dans le tapping.

Repense à cette soirée et ta colère contre Stéphane, reprendre ses mots pour la replonger dans l’évènement et quand c’est fini, vérifier tous les aspects

C : Je me souviens de ce qui a déclenché, le pot de mayonnaise s’est vidé d’un coup, c’était de trop

Y : Redémarre, elle est bien connectée, mais cette fois avec les Inversions Psychologiques qu’elle t’a données

A : Au point Sourcils, Même si je ne m’autorise pas à être en colère vis-à-vis de Stéphane et de Thomas

Y : répéter 3 fois la même chose = EFT1, mieux : intégrer les autres aspects dedans, dire ses mots : je ne peux pas m’empêcher de prendre la défense de Stéphane 

C : Même si je ne peux pas m’empêcher de prendre la défense de Stéphane,

Même si je suis en colère contre Stéphane

Même si je ne m’autorise pas à être en colère contre Thomas

Même si j’ai peur pour Thomas

Même si j’ai peur de moi-même

Y : noter les phrases exactes sinon avec d’autres mots, la personne peut bloquer et cela peut créer de nouvelles résistances

Plusieurs rondes avec ces mots de rappels

A : Tapping, y a t-il des choses qui sont montées ?

C : le « C’en est trop » était beaucoup plus calme, cela ne résonnait plus

A : Si tu penses à vendredi soir, la colère contre Stéphane ?

C : 5  mais je me dis que je ne suis pas sûre qu’il a compris, j’ai peur que cela se reproduise

Y : 5 c’est beaucoup, or elle n’a pas l’air en colère ->demande-lui «  et à quoi tu le sens le 5, c’est où dans ton corps ? C’est de la colère ? Ou de la frustration ? Ou de la peur ? à quoi tu sens que c’est de la colère ? »

A : c’est vrai que je me sens plus sereine… je ne sais pas ce qu’il ya

Y : Nous sommes à un carrefour de la session : Soit la colère a disparu réellement et il reste à vérifier les autres aspects et d’autres éventuels, Soit la colère a diminué et les autres sont là, Soit elle n’est pas connectée (dissociée). Essaie d’abord de la reconnecter en rappelant toute la scène de départ avec ses propres mots

A : rappel de la scène : Que ressens-tu lorsque tu entends  et que tu revois cette scène ?

C : Il y a encore de la colère mais surtout le fait que je ne suis pas soutenue

A : Une frustration ?

C : un ras le bol, dans notre couple, c’est toujours pareil, on ne voit pas les choses de la même manière 

Y : Demande à nouveau si il y a un autre événement de sa vie qui illustre cela encore plus fort (=un événement qui a un impact sur l’événement de départ)

A : Oui, les médicaments de Thomas car  Stéphane est fort « médicament » et moi pas du tout !

Y : Il faut refaire une ronde là-dessus précisément en intégrant aussi les autres aspects connus, puis vérifier à nouveau si la scène de départ se modifie. On est potentiellement sur une autre racine que celle de départ : c’est-à-dire une colère vis-à-vis de Stéphane pour une autre raison

Nouvelle ronde de tapping :

C : Même si pas ok avec Stéphane par rapport aux médicaments ...

….

A : Je me sens seule aussi parce que je n’arrive pas assez à m’affirmer

Y : il y a donc de la colère contre moi parce que je n’arrive pas assez à m’affirmer : il faut  lier les deux aspects

C : Il y a de moins en moins en colère contre Stéphane

A : Y a-t-il de la culpabilité ? De la colère contre moi ?

C : je suppose qu’il n’y a rien mais il reste un nœud dans mon ventre, je ne sais pas ce que c’est

A : À combien est la colère contre Thomas ?

C : j’ai un petit truc dans le ventre, je ne sais pas dire si je suis en colère

Y : Elle n’a pas l’air en colère, on vérifiera à la fin

Le ventre = peur, le plexus = volonté, capacité à s’affirmer

Faire une ronde sur la peur, qui était d’ailleurs un des aspects connus

A : Pense à ta colère contre toi, contre Thomas

C : Il y a quelque chose dans mon estomac, contre moi : 3 mais j’ai l’impression que pour aller à 0, il faut que j’en parle avec lui

A : et la peur de toi-même ?

C : ça va…  un petit noeud 2/10

Y : Pendant le tapping mais pas pendant le setup, on peut introduire d’autres aspects supposés, peut être…

Ici  le « j’ai l’impression que pour être à 0 je dois en parler avec lui » est certainement une IP car nul besoin de garder un peu de ce qui est là dans l’estomac pour pouvoir en parler avec lui, ou nul besoin de devoir lui en parler pour être en paix avec moi-même !

Bref faites une dernière ronde et observe ce qui vient !

Fin de la session : SUD (subjective unit of disturbance – échelle de mesure de la perturbation émotionnelle utilisée dans le travail sur des traumas comme en EMDR par exemple) à 0

Et installation d’une ressource de communication

 

Yves Wauthier Freymann

Formateur, superviseur  et psychothérapeute certifié

co-fondateur de iepra, Institut Européen de formations Professionnelles en Relation d'Aide,

www.iepra.com , www.yves-wauthier.com

co-auteur de EFT clinique , Dangles 2015, et EFT Tapping et psychologie énergétique, Dangles 2010

iepra Institut Européen de formations Professionnelles en Relation d'Aide -  Centre de formation

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