/ Par info psy.be / Psychothérapies
Les consultations de fratries d’adultes
C’est pour tenter de changer sa relation à la nourriture que Marie, 43 ans fait la démarche de consulter.
Marie a souffert d’humiliations extrêmes durant toute son enfance, c’est la cadette de sa sœur, Helène, âgée de 49 ans. La maman de Marie et d’Hèlène souffre de démence et est en maison de repos et de soins. Leur père, quant à lui est décédé il y a une quinzaine d’années.
Proposer un cadre thérapeutique où Marie et Hélène peuvent se rencontrer a permis de conscientiser les dénis subis par Marie, et ce, notamment en utilisant les ressources de sa sœur Hèlène.
En effet, alors que Marie n’avait jamais pu être reconnue par ses parents, le fait de l’avoir été par sa sœur aînée a permis que de nouvelles voies d’explorations se soient ouvertes.
Il fût extrêmement touchant alors de constater que ces sœurs se soient surprises d’entendre le vécu de l’autre comme elles ne l’avaient jamais imaginé.
Alors que Marie était convaincue de la place confortable d’aînée qu’occupait Hélène, élève parfaite et « petite fille modèle » à ses yeux , elle s’est étonnée d’entendre que ce fût également très difficile pour Hélène qui dira toutes les injustices qu’elle même a eu l’impression d’avoir subies de par sa position d’aînée, notamment concernant les responsabilités importants qu’elle a eu à endosser pour soutenir sa mère dépressive.
L’une et l’autre ont pu être attentives aux fonctions qu’ellles ont occupées au sein de leur propre famille : alors que l’une fût le soutien émotionnel de la mère, l’autre fût une enfant bouc émissaire…. Elles ont pu se rendre compte que chacune de leur positon d’aînée ou de cadette a comporté ses avantages et ses inconvénients.
C’est dans ce sous-système différent du système parental qu’est la fratrie que la rivalité, la solidarité et la complémentarité vont pouvoir se mettre en scène donnant lieu à des frustrations mais également à des dénouements heureux où l’on va pouvoir se différencier l’un de l’autre cherchant le regard admiratif des parents.
Notre (nos) frères et/ou sœur(s) sont nos premiers compagnons de jeux où l’on apprendra à régler nos comptes et pour qui ne les a pas règlés, il n’y a pas d’âge pour régler ses comptes, il est donc toujours temps de le faire !
Katia Rizzi, Psychothérapeute
info psy.be
Avenue Oscar de Burbure, 151 - 1950 Kraainem
Articles publiés : 476
Type :
Psychologue , Psychologue clinicien(ne) , Psychothérapeute , Coach , Sexologue , Praticien(ne) bien-être
Publics :
Adulte , Ado , Enfant , Couple , Famille , Groupe
Du même auteur
Tous les articles de cet auteur/ Par info psy.be / Etre soi
« Les pièges du perfectionnisme », Josh Cohen
En tant que perfectionniste, ce serait un mensonge de dire que cet article ne m’a pas marqué. Pour...
Lire la suite/ Par info psy.be / Covid-19
Un « Belges à domicile » consacré au déconfinement ce vendredi 15 mai sur Bel RTL
Lire la suite/ Par info psy.be / Psychothérapies
COVID-19 : Continuer à consulter son psy en cabinet ou en ligne
Le gouvernement demande aux psychologues de laisser leur cabinet ouvert et donc de continuer à travailler,...
Lire la suiteArticles sur le même sujet
Tous les articles sur le même sujetQuand poser une limite devient un acte de souveraineté
/ Par Mélanie Bulnes Cuetara / Psychothérapies
On parle souvent des limites comme d’un outil de communication : apprendre à dire non, formuler ses besoins, poser un cadre clair. Bien que ces éléments soient importants,...
Lire la suiteLa psychologie énergétique : une passerelle entre corps, esprit et neurosciences
/ Par Céline Drouillon / Psychothérapies
Nous traversons tous des moments où les...
Lire la suiteNe serait-il pas idéal d'être accompagné pour pouvoir trouver vos propres réponses à vos questionnements ?
/ Par Olivier Mandler / Psychothérapies
Il existe effectivement une approche thérapeutique qui se base précisément sur cette vision de l'accompagnement en relation d'aide : l'Approche Centrée sur la Personne...
Lire la suite





