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Tabac, si il suffisait de vouloir (arrêter) pour pouvoir...

/ Par info psy.be / Psychothérapies

Tabac, si il suffisait de vouloir (arrêter) pour pouvoir...

Arrêter de fumer, ce n’est pas simplement vouloir. C’est d’abord être prêt, avoir retrouvé l’ensemble des sensations de son corps, et sentir à chaque respiration les bienfaits de l’air pur, et à chaque aspiration de fumée le mal se répandre dans la bouche, sur les lèvres, la peau, dans les poumons, passer dans le sang, s’accrocher dans le coeur, couler dans les veines et les artères, envahir chacun de nos muscles. C’est prendre conscience de ce que la cigarette est un membre ajouté artificiellement à notre corps. Nous faire croire que l’on ne peut s’en séparer est une tromperie induite par les habitudes et la politique de marketing des cigarettiers.

Le principal ennemi du fumeur, c’est lui même. Aveuglé par ses propres croyances, il n’arrive plus à voir qu’il est un corps qui souffre pour le plaisir de son esprit. Chaque fois que son esprit est apaisé par la nicotine, il retombe dans les filets de son geôlier.

C’est ici que l’hypnose va intervenir pour un premier travail, celui de la décision (et non de la volonté) d’arrêter. L’hypnose va aider le fumeur à se détacher du contrôle de son poison pour retrouver toute son indépendance intellectuelle et ainsi décider en toute connaissance de cause et en toute liberté d’arrêter (ou de continuer). Une décision de pleine conscience qui s’imposera à lui sans plus aucune contrainte. Un sentiment d’intégrité qui lui permettra de savoir que là, maintenant, il est prêt ou pas à arrêter.

Une fois cette décision prise, libre de son esprit, réunifié avec son corps, l’ex-fumeur - car dès ce moment il est un ex-fumeur - pourra entamer sa désintoxication, avec l’aide de son hypnothérapeute et de son médecin. Ce dernier va pouvoir s’attacher à diminuer les effets de la dépendance physiologique au tabac, alors que l’hypnothérapeute l’aidera à redécouvrir ses sensations de plénitude et de confort sans devoir mettre en place un problème de substitution (comme un trouble alimentaire).

Existe-t-il une garantie d’arrêt définitif ? Absolument aucune. Et fondamentalement ce n’est pas grave. Car si il existe une réelle accoutumance au tabac, il n’y en a aucune à l’hypnose. Bien au contraire, lorsqu’un patient a fait l’expérience de l’état hypnotique, il lui est très facile d’y revenir, et de le ré-utiliser pour trouver en lui-même les ressources nécessaires à la résolution de son problème. Et chaque journée passée sans cigarette est une journée de vie. Rechuter n’est pas si grave, puisqu’il sera rapidement possible de reprendre le traitement. Rechuter est simplement un indicateur de ce que le fumeur n’est peut-être pas encore totalement «prêt» à arrêter. Mais en arrêtant quelques jours, quelques mois ou quelques années il s’est fait tellement de bien que qu’il aura installé en lui le désir de ressentir à nouveau ce bien-être des sensations et du corps retrouvés.

Et l’entourage de l’ex-fumeur dans tout cela ? C’est sans doute un des points les plus importants qui seront abordés dans la cure d’hypnose avec le patient. Savoir garder et se garder de son entourage, maintenir la relation sans entretenir la tentation. Devenir celui qui est capable d’arrêter pour ne pas être la victime des autres.

En prenant maintenant ou plus tard, la décision d’arrêter de fumer, le futur ex-fumeur s’engage dans un processus de redécouverte de lui-même, de son corps et de ses émotions.

Interactes propose des cures qui combinent hypnothérapie et assistance médicale pour aider les fumeurs qui décident d’entamer ce processus de redécouverte.


Dominique Foucart, Psychothérapeute chez Interactes, à Bruxelles 

 

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