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Conseils de psy

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Démêler ses noeuds relationnels Le noeud de capucin.

Responsable mais pas coupable

Le nœud est le signal de quelque chose qui vous fait mal.

À rejeter la faute sur l’autre, on passe à côté de soi.

La grande coupable de la destruction en masse de la confiance en soi, c’est, entre autre, la confusion entre la culpabilité et la responsabilité. La culpabilité est affaire de faute, de jugement. Laissons cela aux tribunaux !

La responsabilisation par contre est affaire de tous, car c’est bien  cela le moteur des relations humaines. Responsabilité vient du latin respondere : « qui porte en lui les réponses ». La question est donc de pouvoir identifier quelle est notre part dans le nouage de la relation, de se poser les bonnes questions pour trouver les bonnes réponses et donc les solutions.

Comment prendre place dans son histoire ? Le regard que l’on pose sur ses alliances peut en soi déjà constituer un bon moyen de ne jamais dénouer le noeud. En effet, un nœud relationnel prend toujours ses racines dans un nœud avec nous-même.

Si, à certains moments, nous donnons plus d’importance à la relation qu’à nous-même, nous nous surprenons à déraper dans des comportements incontrôlés. C’est là que l’on commence à se perdre.

Se perdre à charger  celui qui est la cause des difficultés est un faux problème. Comme si cela allait tout arranger et constituait l’antidote au problème. Quand la relation se noue, c’est le lien qui est noué. L’un et l’autre viennent frapper dans le nœud de l’autre, et chacun reste dans son scénario. Quand nous cherchons absolument celui «à cause de qui tout arrive», nous passons à côté de l’essentiel : notre propre processus relationnel.

Gérard est resté attaché à une femme pendant seize mois. Seize mois où elle n’a eu de cesse de le culpabiliser quant à leur difficulté de communication. Ah ! Mais ils s’aimaient. Elle le lui disait d’ailleurs chaque fois qu’il prenait ses distances. Cette femme l’a tellement réduit à néant et culpabilisé qu’il n’avait d’autre option que de rester là où il était. Plus il acceptait ses humiliations, plus elle continuait son manège. Plus elle continuait son manège, plus elle se culpabilisait d’être odieuse et reprenait de plus belle.

Qui est en faute dans cette communication sado-masochiste ? Pour chacun, c’est l’autre bien sûr. Mais en réalité c’est la qualité de l’interaction qui est en cause. Et chacun a, clairement, sa part de responsabilité.

Dans votre vie, nous sommes responsables à 100%  de ce que nous faisons,  de ce que vous disons et de ce que nous pensons. Nous sommes certainement bien d’accord avec cette phrase. C’est l’application qui reste difficile. Personne n’a la capacité d’agir pour nous, de penser dans notre tête, de parler par notre bouche. Physiquement, c’est impossible !

«Il voulait à tout prix que l’on vive ensemble». Mais n’est-ce pas vous qui avez accepté ?

«Elle m’a mis en tête de me battre pour cette promotion». Qui dans les faits s’est battu pour l’obtenir ?  Vous ou elle ?

«Il m’a larguée quatre fois comme une vulgaire serpillière». Mais n’avez-vous pas accepté de le reprendre quatre fois ?  Et quel sens est-ce que cela a dans votre histoire ?

Etape 1 du nœud de capucin*

Cherchez un coupable là où il y a deux personnes responsables.

Cela serrera avec certitude le cordon du sac de la rancoeur et de l’incompréhension et ne vous fera pas avancer d’un pouce.

*C’est le nœud qui orne la ceinture en cordon que les moines utilisaient autrefois pour se flageller.

Brigitte André

 

 

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