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Gestion du stress par la coherence cardiaque

/ Par L'équipe de www.psy.be / Vivre zen

Gestion du stress par la coherence cardiaque

Très tôt, celui-ci eut l’intuition qu’en mettant au point des méthodes centrées notamment sur la respiration et sur le cœur, les personnes pourraient diminuer le chaos émotionnel qui régnait parfois dans leur tête et accroître ainsi leur adaptabilité et leur qualité de vie. Le postulat étant que des boucles de rétroaction existent entre cœur et cerveau. Ainsi, si le cerveau agit sur le cœur, ce dernier peut à son tour modifier le fonctionnement du cerveau, en particulier au niveau émotionnel !

La variabilité cardiaque, évoquée aussi en France par David Servan-Schreiber dans son livre Guérir, est aujourd’hui reconnue comme un très bon indicateur de la capacité à réguler les émotions, car elle traduit la façon dont notre cœur s’adapte en permanence au stress en modifiant le rythme cardiaque. On peut mesurer la variabilité cardiaque grâce à des petits capteurs au doigt ou à l’oreille, et connectés à un simple ordinateur.

Par l’intermédiaire d’un logiciel, la variabilité cardiaque est représentée et suivie à l’écran sous la forme d’une courbe ou d’un graphe. En situation idéale, l’accélération et la décélération des battements cardiaques sont synchronisés, c’est-à-dire qu’une accélération régulière est suivie d’une décélération régulière puis à nouveau d’une accélération régulière et ainsi de suite. Dans ces circonstances, l’ensemble de l’organisme fonctionne de façon idéale et le mental est dans la quiétude : c’est l’état de cohérence cardiaque. Celui-ci peut-être mesuré facilement par le logiciel.

La mesure de la variation de la vitesse cardiaque est le meilleur indicateur des états de quiétude ou de stress. En cas de stress, le profil est plutôt chaotique car il y a désynchronisation des accélérations et décélérations. En cas de quiétude ou de bien-être, le profil est synchronisé car le cœur bat en cohérence.

Les chercheurs de l’IHM ont surtout observé que les émotions et sentiments négatifs ont tendance à désynchroniser les mouvements cardiaques et inversement que les sentiments positifs comme l’amour, la compassion, la gratitude, renforcent la cohérence cardiaque et diminuent le taux de cortisol qui est l’hormone du stress. Or on sait que le cortisol produit en état de stress contribue à bloquer le fonctionnement du cortex dans la réflexion et la prise de décision ; de là à penser que la pratique de la cohérence cardiaque améliore nos capacités à percevoir le monde autour de nous, à faire les bonnes réflexions et à prendre les bonnes décisions, il n’y a qu’un pas.

On sait aujourd’hui que la pratique régulière de la cohérence cardiaque augmente l’efficacité du système immunitaire : des taux significativement augmentés d’immuno-globulines A ont été mesurés suite à une pratique régulière de la cohérence cardiaque durant un mois.

Par ailleurs, des augmentations du taux de DHEA (hormone ralentissant le vieillissement) de près de 200% ont été enregistrés.

La thèse de l’IHM est qu’en focalisant notre attention dans la région du cœur et en y cultivant des sentiments de compassion, d’amour de gratitude etc., nous allons y développer une synchronisation des actions du sympathique et du parasympathique, notre mental trouvera la quiétude et sera à même de réfléchir et de prendre les meilleures décisions concernant une situation donnée.

La cohérence cardiaque est donc un état dans lequel l’activité du cœur est harmonieuse et qui est présent quand nous nous sentons bien.

Notre cœur est soumis en permanence à une série d’influences qui l’accélère ou le ralentit à chaque instant. Il en découle que la fréquence de notre cœur varie à chaque moment, bien qu’elle puisse être en moyenne de 72 battements par minutes, par exemple. Trop fréquemment, la fréquence de notre cœur fluctue de façon quelque peu anarchique ; on appelle cela « l’état de chaos ».

Par contre, quand nous entrons en cohérence, notre rythme cardiaque se met à fluctuer de façon régulière car les influences auxquelles le cœur est soumis se synchronisent. Il en résulte un bien-être et un état de calme intérieur. Cet état est différent de la relaxation car, au contraire de celle-ci, notre vigilance est particulièrement accrue. Tout s’ordonne, y compris dans notre esprit. Cet état nous permet d’être plus aptes à gérer efficacement les activités de notre vie quotidienne, plus aptes à gérer notre stress, nos angoisses, etc. Depuis peu, grâce à l’informatique, nous pouvons apprendre à nous mettre en cohérence cardiaque et reproduire cet état volontairement.

 

Bruno Coppe
Psychologue - Psychothérapeute

 

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